Prise de position sur les pratiques de surveillance de la FMEL

Suite à la récente médiatisation des pratiques ayant cours au sein des résidences de la FMEL (Fondation Maison pour Etudiant de Lausanne) et à son interpellation à ce sujet, la FAE souhaite clarifier sa position vis-à-vis de trois types de pratiques en particulier : l’utilisation de caméras de surveillance à l’intérieur des appartements de la FMEL, les contrôles d’identité effectués au sein desdits appartements par des sociétés de sécurité privées, ainsi que les contrôles extrêmement fréquents effectués dans les zones communes des appartements en question.

La FAE s’oppose à l’utilisation de caméras de surveillance à l’intérieur des appartements de la FMEL, quelle que soit leur configuration. Leur installation au sein des cuisines et des couloirs pose notamment problème, dans la mesure où il s’agit d’espaces privés dans lesquels les locataires devraient pouvoir se sentir libres de leurs mouvements, sans être soumis à une surveillance qui nous semble dénoter un manque de confiance et participe de ce fait à l’instauration d’un climat de méfiance.

En ce qui concerne les contrôles d’dentité par des sociétés privées, la FAE est également opposée à cette pratique. Ce procédé nous paraît participer une fois de plus à la création d’un environnement peu propice à l’épanouissement des locataires.

De plus, la FAE regrette les contrôles hebdomadaires effectués dans les espaces communs des locataires, ainsi que les contrôles dans les chambres, qui sont inadmissibles au regard de la loi. Selon l’article 257h CO, le bailleur est en droit d’effectuer des visites ayant pour but l’entretien et la réparation du bien loué. Néanmoins, dans le cas présent, tant la fréquence que le motif de ces contrôles ne semblent pas respecter le principe de bonne foi. Ces mesures représentent une atteinte à la vie privée des locataires. Ces derniers/ères nous semblent tout à fait à même de gérer les questions de propreté et d’entretien par eux/elles-mêmes, sans intervention extérieure.

Toutes ces mesures prises par la FMEL ne semblent pas respecter le principe de proportionnalité et ne permettent pas aux locataires de se sentir réellement chez eux, ce qui est indispensable afin de créer un climat propice à la réussite de son cursus universitaire. La FAE demande donc à la FMEL de mettre fin à de telles pratiques et, en cas de problèmes avérés, de privilégier la voie du dialogue avec ses locataires.

Lausanne, le 24 mars 2015

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