"Si JE veux" est une campagne de prévention contre le harcèlement sexuel à l'Université de Lausanne. Au travers de stickers et d'activités interactives, les objectifs de celle-ci sont, entre autre, de sensibiliser la communauté estudiantine à ces problématiques et de mettre en lumière les aides qui sont proposées aux victimes.

Pourquoi une campagne ?

Depuis quelques années, nous avons pu voir des campagnes d’envergure contre le harcèlement sexuel dans plusieurs universités de Suisse romande. Pourtant à l’Université de Lausanne, si quelques décisions importantes ont été prises ces derniers mois au niveau de l’institution, notamment via la Directive 0.4, aucune campagne de sensibilisation ou de prévention n’a encore été mise en place. Résultat, les étudiant-e-s ayant à faire face à une situation de harcèlement sexuel n’ont pas suffisamment accès aux informations nécessaires pour savoir comment réagir, quoi dire, ou à qui parler. Exemple flagrant, jusqu’à très récemment, il n’existait même pas de marche à suivre en cas de situation abusive à l’université.

De plus, il est apparu à de nombreuses reprises que les étudiant-e-s n’osaient pas parler ou se plaindre d’une situation les ayant dérangé-e-s, dû au fait que le harcèlement sexuel ou le sexisme étaient devenus “courants”. On observe donc une banalisation inadmissible de ces comportements abusifs.

Suite aux retours nombreux d’étudiant-e-s sur le manque de communication et d’information sur le sujet du harcèlement sexuel et du sexisme, la FAE a formé un groupe de travail composé d’étudiant-e-s en Bachelor et Master de sciences sociales et politique, psychologie ou encore Lettres. Il a été décidé de lancer une campagne d’envergure sur le sujet, dans le but d’informer, prévenir et sensibiliser la communauté estudiantine.

La campagne de la FAE est lancée en parallèle à celle de l’Unil. Cette dernière devrait, nous l’espérons, apporter la réponse institutionnelle sur le sujet, tandis que la nôtre cherche à toucher des populations encore peu sensibilisées à ces questions et à amener une prise de conscience sur les conséquences graves de ces comportements non tolérés. Cette campagne a donc pour objectif de soutenir et d’orienter les personnes ayant été la cible ou qui auront à faire face à une situation de harcèlement sexuel, appuyer sur le rôle important des témoins lors de situation déplacées et sensibiliser l’entier de la communauté étudiante face à des comportements encore trop souvent banalisés.

Cette campagne a été réalisée par des étudiant-e-s avec l’objectif de s’adresser à l’ensemble de la communauté estudiantine. Conscient-e-s que cette campagne ne traite que d’une partie de la problématique, nous espérons qu’elle ne sera que le début d’une série d’initiatives pour contrer efficacement le harcèlement sexuel et le sexisme sur notre lieu d’études. Par cette campagne, nous souhaitons ouvrir les discussions, encourager les réactions, soutenir les personnes ayant été la cible ou témoin d’un comportement nullement toléré sur le campus, ni en dehors. Nous estimons que tout débat est autant constructif que positif et nous réjouissons de recevoir vos réflexions et retours. Notre but ? Que nous soyons tou-te-s uni-e-s contre le harcèlement sexuel afin que chacun-e puisse étudier dans un environnement sûr, respectueux et bienveillant.

Pourquoi ce slogan ?

Le harcèlement sexuel et le sexisme sont des problématiques particulièrement complexes et surtout imposées aux personnes qui en sont la cible. Ils sont de plus bien trop souvent banalisés, en partie dû à l'inertie des institutions et au sentiment d’impunité des harceleurs. Il y aura donc énormément à faire pour améliorer l’environnement de travail et d’études de chacun-e.

En tant que faîtière des associations d’étudiant-e-s, nous avons dû choisir un angle d’approche pour cette campagne de sensibilisation contre le harcèlement sexuel et le sexisme. Notre réflexion a été la suivante : ce sont bien souvent les personnes déjà sensibilisées à la problématique qui se renseignent et qui essaient de lutter contre le harcèlement. Comment ouvrir un dialogue, sensibiliser et responsabiliser les personnes qui ne comprennent pas les conséquences de leurs comportements sur leurs cibles ? Comment permettre un premier pas vers, nous l’espérons, plus d’actions dans le futur ?

Ce n’est pas le rôle de la FAE de donner une réponse institutionnelle face aux problématiques liées au harcèlement sexuel, mais bien à l’Université. Nous avons donc souhaité axer notre message sur le respect de l’autre, le consentement mutuel, afin de débanaliser au maximum une situation intolérable. Par le slogan “si JE veux”, nous souhaitons soutenir les victimes de harcèlement et de sexisme qui nous ont souvent confié que bien que la situation les a dérangés, elles n’ont pas eu l’impression que celle-ci était suffisamment grave pour en parler et ont préféré essayer de passer à autre chose. Nous souhaitons expliquer aux personnes ayant des comportements discriminants que respecter l’autre, c’est être à l’écoute de sa volonté.

Nous espérons ainsi soutenir les personnes ayant été ou étant la cible de harcèlement sexuel ou de sexisme : ce qu’elles veulent, leur ressenti, doit être primordial et ne doit pas être pris à la légère. En effet, ce n'est pas l'intention de l'auteur du comportement discriminant qui compte, mais bien le ressenti de la personne qui en est la cible. Ce slogan souhaite appuyer sur ce point. Ces personnes doivent être écoutées et soutenues dans tous les cas. Le harcèlement sexuel ne doit plus être “banal” ni “normal”.

Nous avons donc axé notre slogan sur cette notion de consentement, mais en attendant de la part de l’université une réponse institutionnelle sur le problème du harcèlement sexuel et du sexisme. Plusieurs associations et collectifs ont ainsi réclamé des mesures de la part de l’université depuis quelques années. L’entrée en vigueur de la Directive 0.4 est ainsi une avancée importante pour le soutien et la protection des étudiant-e-s. Nous avons donc souhaité lancer notre campagne en parallèle de la communication de l’Université sur ces nouvelles mesures.

Nous espérons également recevoir des réactions de la part de la communauté universitaire qui nous permettront de travailler dans le futur avec les différentes associations et personnes concernées pour continuer à combattre toute forme de harcèlement sexuel et de sexisme, qui n’ont leur place nulle part, et surtout pas à l’université.

Définitions harcèlement sexuel et sexisme

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