L’égalité dans les faits et dans les mots

Le mois passé, un article web de L’auditoire revenait sur la journée internationale des droits des femmes pour interroger l’utilité d’une écriture féminisée, en se demandant si celle-ci représentait vraiment «un progrès utile». L’occasion de revenir sur l’importance des mots et du langage dans le combat pour l’égalité.

Si certaines revendications féministes commencent à entrer dans le cercle du politiquement correct, la frange du mouvement qui combat le sexisme ordinaire, notamment au travers du langage, se fait régulièrement taxer d’extrémisme déchaîné. Que les femmes votent, participent à la vie citoyenne, aient un salaire, cela passe encore ; mais dès que l’on s’attaque à des processus très (trop) ancrés, comme le langage, rien ne va plus. Ainsi, lorsque l’on parle de langage épicène et/ou féminisé, pour ne citer que cet exemple, les milieux conservateurs hurlent à la perte de repères, les masculinistes à la perte de valeurs, les académistes à l’altération de la langue, les autres hurlent tout court.

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Toute formation a un prix, et pas toujours celui qu’on croit…

Lorsqu’un-e étudiant-e décide de poursuivre ses études, que ce soit à l’université, dans une EPF ou une HES, il/elle pense connaître le coût de sa formation. Mais est-ce vraiment le cas?

Un petit tour sur les sites internet de l’UNIL, des affaires socio-culturelles, ou encore de l’office des bourses d’études permet à quiconque d’évaluer ce que peut coûter une formation. Taxes semestrielles, livres et matériel spécifique représentent des dépenses semestrielles connues ou en tout cas évaluées dans le budget minimum de référence. Cependant, après quelques mois de cours, certain-e-s étudiant-e-s se rendent compte que leurs études leur coûtent plus que ce qui était envisagé. Dès lors, une question se pose: qu’est-ce qui alourdi le budget d’un-e étudiant-e, et pourquoi cela n’apparaît pas dans les budgets-type des universités? Nous sommes en présence ici d’un OUNI (objet universitaire non identifié): les coûts cachés de la formation.

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