La FAE a besoin d’un·e nouveau·elle secrétaire comptable !

La FAE recherche une personne pour le poste de secrétaire comptable à partir du 01.02.2021.
Le travail consiste en la gestion administrative et comptable de la FAE et de l’Auditoire. Il s’agit d’un CDD d’une année renouvelable deux fois et à 20% (8 heures de travail hebdomadaire).
En ce qui concerne les qualifications nécessaires, il faut être :
  • étudiant immatriculé à l’université de Lausanne,
  • minimum en 3ème  année de Bachelor HEC
  • avoir suivi le cours de fondamentaux de contrôle de gestion
  • avoir un intérêt pour la vie associative universitaire
Le lieu du travail est le bureau Anthropole 1192.
Le Cahier des charges est disponible si vous souhaitez en savoir plus.
Le délai de dépôt des candidatures est fixée au 4 décembre 2020.
En cas d’intérêt ou de question, nous vous invitons à nous contacter par e-mail à fae@unil.ch.

La CARE se renouvelle !

Le service de Conseil & Aide aux Recours Etudiants (CARE) se renouvelle dès octobre 2020 pour garantir le meilleur soutien juridique aux étudiant-e-s de l’Université de Lausanne.

Pour rappel, la CARE est une aide juridique, proposée par la FAE, pour les étudiant-e-s de l’UNIL. Initialement créé en 2015 pour soutenir les étudiant-e-s confronté-e-s à un échec aux examens, le service s’est rapidement développé et offre aujourd’hui des conseils juridiques sur tous sujets.

Anticipant les futurs départs de l’équipe actuelle, la CARE a lancé une campagne de recrutement au sein de l’École de droit. Les juristes de la CARE doivent obligatoirement être titulaires d’un Bachelor en droit et maîtriser parfaitement le français à l’écrit et à l’oral. La FAE a ainsi sélectionné cinq nouvelles étudiantes en Master de droit :

Claudia Baly
Shayna Häusler
Anaëlle Pont
Juliette Tarussio
Eva Zenger

La FAE les remercie pour leur motivation et leur souhaite beaucoup de succès dans leur nouvelle fonction.

L’équipe de la CARE se compose donc de :

Loïc Pillard, responsable
Eleonora Shihaib, responsable adjointe

Claudia Baly
Olivia Dulex
Pauline Freudiger
Shayna Häusler
Danai Katsa
Laetitia Léger
Anaëlle Pont
Florim Rexhepi
Pauline Sauge
Juliette Tarussio
Eva Zenger

Pour faire une demande d’aide pour un recours, nous vous invitons à remplir le formulaire que vous trouverez sur cette page.

Recherchons étudiant-e-s téléphonistes rémunéré-e-s pour l’enquête « Comment allez-vous ? »

Chaque année, la Fédération des Associations d’Etudiant-e-s (FAE) et le Service d’orientation et carrières de l’UNIL (SOC) mènent conjointement l’enquête « Comment allez-vous ? ». Celle-ci consiste à téléphoner à tou-te-s les étudiant-e-s de première année, afin de connaître leur situation personnelle, leur cursus universitaire, leur situation en termes de logement, etc. Lors de cet entretien, les enquêteurs/trices donnent également diverses informations sur le fonctionnement de l’UNIL. Le but de cette enquête est d’intégrer au maximum les nouveaux/elles étudiant-e-s, et de pouvoir faire un rapport sur leurs situations respectives. Vous trouverez les résultats de l’enquête 2019 sur la page web du SOC .

Le travail demandé consiste à poser une série de questions aux étudiant-e-s par téléphone, à l’aide d’un questionnaire informatisé.

Les critères sont les suivants :

  • Etre inscrit-e en troisième année de Bachelor ou en Master (ayant effectué son Bachelor à l’UNIL)
  • Etre prêt-e à s’investir durant plusieurs semaines, du 2 au 27 novembre 2020
  • Etre disponible du lundi au vendredi, durant toute la période demandée, de 17h15 à 20h30, sur le campus de l’UNIL (dès 18h15 les mardis et jeudis). Attention, vous devez être disponibles TOUS les jours de la semaine pendant ces dates pour que votre candidature soit prise en compte. Le travail a lieu du lundi au vendredi pour tous les téléphonistes (5 jours de travail par semaine).
  • Etre à l’aise lors d’une conversation téléphonique et avoir une très bonne compréhension du français écrit et oral
  • Très bonne connaissance d’au moins une autre langue
  • Très bonne connaissance du fonctionnement de l’Université de Lausanne et des services aux étudiant-e-s
  • Avoir une personnalité empathique et être à l’écoute d’autrui
  • Pour les étudiant-e-s étrangers/ères, disposer d’un permis B étudiant valide jusqu’à la fin de l’enquête (2.11.2020 – 27.11.2020). Aucun permis en cours de renouvellement ne pourra être pris en compte. Une copie du permis de travail doit être fournie lors de la première séance de l’enquête.

Attention, le travail s’effectue via des téléphones de l’Université à l’Amphipôle (pas de possibilité de travailler depuis chez soi). Des mesures seront prises concernant vos accès malgré les mesures sanitaires en cours (pas d’inquiétude à avoir par rapport à vos jetons).

L’enquêteur-trice sera rémunéré-e selon un salaire horaire de 25.99 CHF (brut, vacances et 13ème salaire inclus), versé en une fois en janvier 2021. Le salaire horaire augmente à partir de 20h.

Si vous êtes intéressé-e à participer à ce projet en tant qu’enquêteur/rice téléphonique, et si vous êtes sûr-e d’être disponible à ces dates et heures, merci de nous répondre d’ici au vendredi 16 octobre dernier délai avec les documents suivants :

  • Un CV
  • Une courte lettre de motivation (~100 mots)
  • Un scan du permis B étudiant ou une attestation de renouvellement (si concerné-e)
  • Les informations suivantes (à ajouter impérativement DANS votre lettre de motivation) :
    • Nom, prénom
    • Faculté, année
    • Adresse
    • Date de naissance
    • Nationalité
    • Commune d’origine (CH)
    • Etat civil
    • No d’AVS (*)
    • Type de permis de travail et validité (uniquement pour les étudiant-e-s étranger-ère-s)
    • Langues parlées et niveau (oral)
    • Confirmation de disponibilité pour l’entier de l’enquête – du 2 novembre au 27 novembre, de 17h00 à 20h30 (oui/non)
    • Expérience en enquête téléphonique (oui/non)
    • N° de portable
    • Nom de la banque et IBAN

(*)Si l’étudiant·e possède un ancien numéro d’AVS (numéro à 11 chiffres), il est nécessaire de fournir une copie de l’ancienne carte AVS lors de la première séance de l’enquête. Les étudiant·e·s ne possédant pas de carte AVS pourront remplir un formulaire de demande de carte AVS lors de la première séance de l’enquête. Auquel cas, une copie de la carte d’identité est nécessaire.

Merci d’envoyer vos candidatures à fae@unil.ch

La CARE recrute

Le service de Conseil & Aide aux Recours Etudiants (CARE), un service de la Fédération des associations d’étudiant-e-s (FAE), recherche des juristes pour aider des étudiant-e-s rencontrant des difficultés juridiques, notamment en cas de recours contre un examen.
 
Il s’agit d’une excellente opportunité pour appliquer de manière concrète les connaissances accumulées lors de votre Bachelor et d’ainsi acquérir une bonne première expérience professionnelle de juriste.
 
Profil :
–        Bachelor en droit suisse
–        Etre actuellement en Master en droit
–        Maîtrise du français à l’écrit et à l’oral
–        Etre disponible pour au moins une année
 
Les heures de travail sont dédommagées à raison de CHF 20.- de l’heure.
 
Si ce travail vous intéresse, merci d’envoyer votre dossier de candidature complet avant le 5 octobre 2020 par email au responsable de la CARE : Loic.Pillard@unil.ch
 
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à envoyer un email au responsable de la CARE.

La FAE recrute !

Plusieurs places se libèrent au Bureau exécutif de la FAE.

C’est une belle opportunité de rejoindre une équipe œuvrant au quotidien pour les étudiant-e-s !

La FAE t’offre la possibilité de défendre les droits des étudiant-e-s de l’UNIL auprès des autorités universitaires et cantonales, d’acquérir une expérience précieuse et de développer et promouvoir les projets qui te tiennent à cœur. Tu pourras de plus travailler avec des étudiant-e-s de tous horizons et toutes facultés, et collaborer avec de nombreux services de l’UNIL !

Le semestre dernier, nous avons par exemple défendu les étudiant-e-s lors de la crise liée au Covid-19 : revendications auprès de la Direction notamment au sujet des examens, prise de parole dans les médias, mise en place d’un fonds d’urgence pour les situation de précarité financière, etc.

De manière générale, on s’assure du relai entre la Direction, les services de l’UNIL et vous ! En tant que représentants des étudiant-e-s, notre rôle cette année sera notamment de nous assurer de conditions égalitaires dans les études malgré les adaptations à la crise sanitaire, de discuter avec l’office cantonal des bourses d’études et plus généralement de défendre l’égalité des chances. En temps normal, on organise aussi plein d’évènements en collaboration avec différents services, comme le Don du sang, la journée d’accueil, ou encore la journée de l’égalité. Le travail au sein du Bureau requiert les qualités suivantes :

  • Etre inscrit en Bachelor ou en Master
  • Maîtrise orale et écrite du français
  • Motivation, implication et organisation de son temps
  • Capacité à travailler en équipe et de manière autonome
  • Capacité à gérer plusieurs projets simultanément
  • Intérêt marqué pour la vie du campus

Tu penses correspondre à ce profil et tu as environ 10 à 20% de ton temps à dédier à cette activité? Il s’agit d’un poste bénévole, mais les séances de travail sont indemnisées. De plus, un certificat peut être obtenu à la fin de ton engagement.

En cas d’intérêt, il suffit d’envoyer ton dossier de candidature à l’adresse fae@unil.ch, comprenant un CV et une lettre de motivation. Nous te contacterons très rapidement pour fixer une rencontre et discuter plus en détails du poste. De plus, il est important que tu réserves la date du 28 septembre 2020, dès 17h30, date où tu seras potentiellement élu-e par notre assemblée législative. Le délai de candidature est fixé au jeudi 17 septembre.

Nous nous réjouissons beaucoup de faire ta connaissance !

 

Offre d’emploi

La Fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne (FAE)
met au concours le poste de
Secrétaire général-e (SG) à 90%

Le travail du/de la SG de la FAE est une excellente première expérience professionnelle. Nous offrons un travail varié et stimulant, des horaires flexibles, une ambiance de travail jeune et dynamique, et des responsabilités au sein de l’équipe.

Tâches :

  • Suivi administratif de la Fédération
  • Coordination d’une équipe, en collaboration avec les co-président-e-s
  • Représentation de la FAE auprès des médias et des autorités administratives et politiques
  • Organisation des séances et assemblées législatives
  • Soutien et conseil auprès des étudiant-e-s et associations de l’Unil
  • Rédaction des documents officiels (communiqués de presse, procès-verbal, etc.)
  • Suivi de l’actualité politique en lien avec la formation tertiaire

Profil souhaité :

  • Etre titulaire d’un master universitaire
  • Force de proposition, méthodique, capable de s’adapter rapidement et apte à assumer ce rôle de manière proactive
  • Excellentes capacités rédactionnelles et aisance à s’exprimer en public
  • Bonne résistance au stress
  • Le poste exige une grande flexibilité (charge de travail varie grandement selon la période de l’année). Environ deux séances par mois ont lieu en soirée.
  • Capable de suivre plusieurs projets simultanément et de travailler autant de manière autonome que dans un groupe amené à changer très souvent de composition
  • Bonnes connaissances des institutions politiques cantonales, spécialement dans le domaine de la formation
  • Connaissances informatiques et bonnes connaissances de l’anglais et de l’allemand
  • Bonne connaissance de l’UNIL, souhaité
  • Expérience dans le monde associatif, un plus

Entrée en fonction : 14 septembre 2020. Contrat d’un an renouvelable deux fois deux ans.
Délai de postulation : au plus tôt
Renseignements :
Mail : fae@unil.ch
Site internet : fae-unil.ch

Dossier : Le dossier de candidature complet (lettre de motivation, CV et documents usuels) est à adresser à la Fédération des associations d’étudiant-e-s de l’UNIL par email à l’adresse fae@unil.ch
Nous ne répondrons qu’aux candidatures correspondant au profil recherché.

Les entretiens auront lieu la semaine du 31 août. L’élection formelle aura lieu le lundi 7 septembre au soir.

Nous encourageons les candidatures de jeunes diplômé-e-s. Soucieuse de promouvoir une représentation équitable des femmes et des hommes parmi son équipe, la FAE encourage les candidatures féminines.

Discours du Dies Academicus 2020

Madame la Rectrice,
Madame la Vice-Rectrice et Messieurs les Vice-Recteurs,
Madame la Conseillère d’État,
Mesdames et messieurs en vos titres et fonctions,

Mais surtout,
Chères étudiantes, chers étudiants,

« Science et résilience » est donc le thème de ce Dies, qui propose d’aborder la manière dont l’université a su s’adapter à l’épidémie et à cette crise. Alors regardons cette adaptation de plus près. Les cours en présentiel se sont transformés, dans le meilleur des cas, en discussion par vidéoconférence et, dans le pire, en monologues enregistrés. Les examens, eux, ont été plus ou moins adaptés à la situation ou simplement repoussés en août pour garantir leurs sélectivités. Tout ceci en essayant de garantir la continuité de la recherche académique, si chère aux yeux de l’institution.

Il est certain que le travail nécessaire pour réussir à transformer cette si grande et ancienne académie a été un défi gigantesque pour les centaines de collaboratrices et collaborateurs, que nous remercions. Mais qu’en est-il de la résilience des étudiantes et étudiants ? Celles et ceux qui doivent suivre ces cours en ligne, rendre des rapports, réviser pour leurs examens, celles et ceux qu’on oublie un peu, en particulier durant ces temps où la survie de l’institution est plus importante que tout.

Car oui, nous nous sommes sentis oubliés. Alors, pour se remémorer ou, pour certaines et certains, découvrir ce que c’est d’étudier en temps de crise, laissez-moi essayer de vous en proposer un aperçu.

Essayer, car il est difficile de trouver les mots pour parler de cette année qui, pour beaucoup, n’est pas encore terminée. Tant a changé, tant a été chamboulé, pour nous toutes et tous que réussir à faire un discours exhaustif et représentatif est impossible. Il existe autant de vécus et de situations personnelles que de personnes qui composent la communauté académique. Mais ce qui est clair, c’est qu’aucun de ces vécus ne peut se résumer à cette phrase que j’entends encore bien trop souvent : « mais finalement, ce confinement, ce n’était pas si terrible que ça ».

Chères étudiantes, chers étudiants, mesdames et messieurs qui observez à distance la communauté académique, je vous invite à balayer cette idée de votre esprit, car ce confinement n’était ni des vacances, ni un semestre allégé. Cette crise a bouleversé les vies de toutes et tous, et la communauté estudiantine n’a de loin pas été épargnée.

Car comment s’adapter, rebondire, bref, comment être résilient, sans stabilité financière, sans informations sur les modalités de validation d’un cours, sans outils informatiques suffisants et sans espace de travail adapté pour étudier.

Lorsque la fermeture du campus a été annoncée, la première réaction a été d’adapter au plus vite l’enseignement, pour maintenir à tout prix la valeur des diplômes et l’image de cette institution. Si certes l’enseignement est une des missions principales de l’Université, comment penser enseignements sans penser à celles et ceux qui doivent les suivre ? Car ne pas savoir comment vont être donnés certains cours semble bien peu important lorsque, du jour au lendemain, nous nous retrouvons potentiellement sans travail et sans revenu. Et les appels à l’aide furent nombreux. En réaction à cette conséquence immédiate du confinement et grâce à un élan de solidarité de nombreuses associations, nous avons créé un fond d’urgence, qui offre aux étudiantes et étudiants dans des situations de détresses financière une aide, petite, mais une aide malgré tout. Face à l’afflux de demande, les services sociaux de l’Unil ont finalement réagi, en offrant des bourses et des aides bien plus importante que ce que nous pouvions faire. Grâce à cela, beaucoup d’étudiantes et d’étudiants ont pu garder la tête hors de l’eau pendant ces trois derniers mois. Mais qu’en sera-t-il demain ?

Soyons clairs, si l’université a un devoir de protection et d’aide envers ses membres les plus précaires, c’est à l’État qu’incombe cette mission fondamentale. Car si les conséquences directes du confinement ont été pour le moment absorbées, il est du devoir du canton de reprendre la main et d’anticiper les retombées à venir. Il est donc essentiel de garantir un système social accessible, réactif et avec les ressources humaines et financières suffisantes pour répondre justement et rapidement aux difficultés de sa population. Il faut également soutenir plus encore le système de bourses d’études, obligatoire pour garantir l’accès aux études à toutes et tous et s’assurer que les critères d’octrois prennent en compte la situation exceptionnelle.

En plus des problématiques financières liées à la crise s’ajoutent la mise en place de cours en ligne et l’obligation de les suivre depuis chez soi. Mais comment suivre des cours en ligne sans des outils et un espace de travail adapté ? Tout le monde ne dispose pas d’un ordinateur moderne avec une connexion internet suffisamment puissante et stable, pour réussir à étudier. Et c’est sans même parler de l’importance de disposer d’un cadre calme. Beaucoup d’entre nous n’ont pas à accès à un espace séparé et adapté pour suivre ces cours et réviser, ajoutant des difficultés supplémentaires sur une tranche de la population qui n’a déjà pas les mêmes accès aux études supérieures. Ne l’oublions pas, au sein de la communauté estudiantine comme au travers de la population en générale, ce sont les classes les plus pauvres de notre société qui en ont le plus souffert.

Voici quelques raisons qui démontrent bien que non, ce confinement n’était pas une partie de plaisir pour beaucoup d’étudiantes et d’étudiants. Et cela dépasse les frontières du campus de l’Unil. La situation est similaire partout, dans les HES, pour les apprenties et apprentis, gymnasiennes et gymnasiens. La globalité du problème souligne plus encore l’importance d’une action cohérente au niveau cantonal. Et cette action ne doit pas se décider seul, bien au contraire. Il faut consulter les étudiantes et étudiants, et pour ce faire, appeler les gymnases, les écoles professionnelles et les HES à constituer des associations représentatives, politisées et défendant les intérêts de leurs communautés.

Car, collègues universitaires, n’oublions pas qu’en terme de représentativité, nous sommes privilégiés. Chaque faculté et école dispose d’une association représentative, consultée et écoutée, en particulier en temps de crise. Sans oublier les syndicats et les autres associations, qui ont su se mobiliser pour défendre et faire valoir les droits de toutes et tous. Alors mobilisons-nous et engageons-nous plus encore pour garantir que notre avis soit plus que simplement consultatif.

Enfin, lorsque nous reviendrons sur ce campus, n’oublions pas ce qui lui donne vie : les nombreuses associations, qui ont vu leurs projets s’annuler, leurs activités diminuées et leurs renouvellements s’essouffler.

Chères étudiantes, chers étudiants, pour terminer, je vous souhaite beaucoup de courage pour cet été et pour les semestres à venir qui s’annoncent difficiles. Il nous faudra à l’avenir continuer à travailler ensemble, l’entraide devenant plus essentielle que jamais. Les semestres qui suivront cette crise seront différents, plus compliqués, au niveau des études comme au niveau des budgets. Il sera donc nécessaire que la communauté universitaire continue à être solidaire, comme elle l’a été durant ces derniers mois.

Cette crise en a fait souffrir beaucoup et ses conséquences se poursuivront encore longtemps, tout en nous donnant l’opportunité de faire mieux, ensemble. Durant ces derniers mois, nous nous sommes engagés, mobilisés et entraidés, en mettant parfois nos études en péril. Alors n’oublions pas ce que cette crise nous a enseigné : ensemble, nous sommes entendus.

Discours prononcé par David Raccaud, co-président, à retrouver en vidéo ici :
https://wp.unil.ch/diesacademicus/david-raccaud/

La Fédération des associations d’étudiant-e-s demande des modalités d’examens égalitaires pour toute la communauté estudiantine.

Lors de sa dernière assemblée législative, la Fédération des associations d’étudiant-e-s (FAE) a réaffirmé sa position selon laquelle tou-te-s les étudiant-e-s doivent avoir les mêmes modalités d’examen. Elle demande à la Direction de réexaminer sa décision concernant les propédeutiques, afin qu’ils/elles puissent bénéficier des mêmes ajustements que les autres étudiant-e-s.

Un fort sentiment d’injustice est en effet ressenti par les étudiant-e-s de première année face à la différence de traitement basée sur le niveau d’études. Les arguments avancés du côté de la Direction pour justifier une telle décision nous semblent particulièrement hypothétiques et basés sur la seule spéculation des possibles conséquences sur les années suivantes. Il est vrai qu’il est difficile d’évaluer les éventuelles augmentations d’effectifs dans les volées suivantes si les échecs ne sont pas comptabilisés pour les propédeutiques. Mais il est tout aussi vrai que le risque d’un échec à cette session pourrait décourager une grande partie des étudiant-e-s de propédeutique. De ce fait, ces derniers/ères pourraient bien faire le choix d’une désincription massive. Cette situation amènerait alors les mêmes conséquences de surcharge des auditoires et de sélectivité plus accrue par la suite.

En revanche, les inquiétudes, difficultés et inégalités subies en raison de la situation sanitaire actuelles sont bel et bien avérées. Comme déjà indiqué lors de nos premières revendications, la communauté estudiantine doit faire face à de nombreuses difficultés directement liées à la crise. En plus de l’augmentation de la précarité estudiantine, nous ne pouvons pas oublier le manque d’accès aux ressources (bibliothèques, espaces de révision, etc.), les inégalités numériques et digitales, les difficultés familiales lors d’espaces de travail restreints et partagés, l’engagement d’une partie des étudiant-e-s auprès de l’armée, de la PCi ou des hôpitaux, l’inquiétude pour ses proches malades ou vulnérables, la nécessité de s’occuper de ses enfants, ou encore les difficultés supplémentaires à suivre des cours en ligne dans une langue qui n’est pas celle d’origine. N’oublions pas non plus les étudiant-e-s en situation d’exil et de précarité quant à leur statut administratif et légal, pour qui les dispositions particulières prévues pour les années sélectives augmentent drastiquement les risques de conséquences lourdes pour la suite de leur parcours de vie.

Le Covid-19 ne fait pas de distinction entre les propédeutiques et leurs camarades plus avancé-e-s. Chacun-e doit potentiellement faire face aux mêmes difficultés financières, familiales, logistiques et sanitaires. Mais en plus des difficultés déjà énoncées, les étudiant-e-s de première année doivent s’adapter à de nouvelles façons d’apprendre et à des examens particulièrement sélectifs et difficiles à réussir. Nous ne pouvons par ailleurs pas accepter qu’un-e étudiant-e risque un échec, voire un échec définitif, dans des conditions et des inégalités d’apprentissage telles que nous les connaissons aujourd’hui. Si accorder une tentative supplémentaire aux propédeutiques leur confère un avantage qui n’existe pas d’ordinaire, la situation exceptionnelle liée à la pandémie leur apporte également un désavantage conséquent, jamais mesuré auparavant. Une tentative supplémentaire serait donc largement justifiée pour réequilibrer cette situation. La volée actuelle ne doit pas être « sacrifiée » pour assurer de bonnes conditions d’études aux volées suivantes. Il s’agit à présent de trouver une manière d’assurer les conditions d’études les plus correctes possibles pour l’ensemble de la communauté estudiantine.

L’Université de Lausanne promeut et veut se faire exemple des valeurs essentielles d’égalité et de solidarité auprès de ses étudiant-e-s et de ses collaborateurs/trices. Aujourd’hui, la situation demande plus que jamais que notre institution fasse preuve de ces valeurs, en permettant un traitement égalitaire à chaque étudiant-e. Nous demandons donc que l’Université prenne des mesures extraordinaires en réponse à une situation qui l’est de toute évidence et qu’aucun échec ne soit comptabilisé pour ce semestre ou cette année académique, y compris pour les étudiant-e-s de première année.